mercredi 26 septembre 2012

Bug d'automne

Paris a entrepris sa valse avec l'automne, lentement mais sûrement.
Je le sens.
Mon corps se met en veille, tout doucement.
Au bureau, aujourd'hui, ce fut bien calme.
Il a plu des cordes.
Envie de dormir plus longtemps,
d'un soleil franc,
de me laisser emporter par un bon film ou La vérité sur l'affaire Harry Quebert, de Joël Dicker. 
Sous la couette.




Je vous recommande chaudement ce génial dernier cru littéraire !
Et là je me dis : l'auteur a seulement 30 ans, il a accouché d'un pavé exaltant de 664 pages, prends-en de la graine, ma cocotte.

Depuis ce matin, je suis au ralenti. J'ai ouvert les mirettes avec un autre pavé de 10 kilos au creux de l'estomac. Le résultat d'un dîner bien trop copieux, chez des amis, achevé à coup de fromages-fondant au chocolat et beurre salé-glace vanille (je ne vous détaille pas le menu par l'entrée...). Délicieux, mais rien qu'à mentaliser le dessert, je suis au bord de l'apoplexie.
Mister G est dans le même état que moi. Nous nous sommes endormis sans commentaires, lui avec un bidon prêt à exploser, moi avec un Oxyboldine ingurgité en guise de pansement alimentaire. Même un tonitruant fou-rire nocturne n'a pas réussi à faciliter notre goubli-boulga de digestion.
Le réveil fut difficile, les bidons à l'envers et les idées en vrac, jusqu'à ce que les infos de France Inter endolorissent mes oreilles : ça y est, les 3 millions de chômeurs vont être confirmés, c'est certain, le chômage continuera son ascension pour mieux entraîner notre chute.

Sur cette nouvelle économico-tragique qui en deviendrait risible si elle sortait d'un épisode de la 4ème Dimension, je suis partie au boulot le ventre vide. Sur le chemin, à l'angle du bar-tabac, Morning Man n'était pas au rendez-vous... En même temps, je l'ai croisé hier, non pas à 10 heures tapantes mais à 18h30. Ce n'est pas mieux.

J'ai eu beau concasser de la noisette fraîche toute la matinée, mon taux de magnésium n'a pas eu l'air de vouloir remonter.
A plat, je suis restée.

Aujourd'hui, il faut croire que j'écris pour ne rien dire et que l'indigestion a neutralisé quelques-uns de mes neurones. Je n'ai aucune inspiration. Pourtant, ce blog est la seule matière me raccrochant à l'écriture. Et sentir mes doigts glisser sur le clavier me fait un bien fou, si vous saviez !

Je vais donc m'abstenir de blablater et laisser place à quelques envies automnales, en images.









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